Ludovic Massages californiens La Rochelle

 

Massages et techniques

 

Origines du massage

Le massage remonte à la plus haute antiquité, on en trouve trace dans les écrits des Indous et des Chinois.

De l’Asie, la connaissance du massage semble être passée d’abord en Grèce, puis à Rome. César, raconte Plutarque, se faisait pétrir chaque jour par un esclave pour se guérir d’une névralgie.

En 1740, l’Anglais Francis Fuller fit paraître un ouvrage : La Gymnastique médicale ou A chacun son propre médecin, qui devint le signal de plusieurs publications analogues dans tous les pays.

Mais la mécanothérapie ne devait prendre une véritable impulsion que longtemps plus tard, grâce aux efforts du Suédois Ling, son grand ouvrage: Principes généraux de la gymnastique, auquel il travailla de 1834 jusqu’à sa mort (1839) fut complété par ses élèves, les docteurs Liedbeck et Gregorii.

En même temps, Martin (de Lyon) faisait connaître les bons résultats obtenus par la même méthode dans le traitement du lumbago.

Ling et ses élèves pratiquaient principalement les mouvements actifs et passifs et employaient peu les manipulations.

Vers 1860, ce sont ces dernières qui, au contraire, furent principalement employées en France, sous le nom de massage.

On peut acquérir soi-même les connaissances nécessaires pour pratiquer le massage, sans qu’il soit besoin de suivre des cours spéciaux. Ce n’est que lorsqu’il s’agit du traitement d’une maladie proprement dite qu’il est nécessaire de recourir à un spécialiste ou pour les rides profondes et anciennes.

Au sens vrai du mot, le massage (de masser, pétrir) consiste à pétrir les régions malades.
Mais cette définition est trop étroite, le massage comprenant une foule de manipulations qu’on a plus exactement désignées sous le terme générique de traitement mécanique ou mécanothérapie.

 

Techniques du Massage

 

On divise les manipulations de massage en manœuvres sur place et manœuvres de déplacement.

Les premières agissent par répétition sur un même point, les secondes, par le passage d’un point malade à un autre.

Les manœuvres sur place : les pressions, les percussions, les chocs, les hachures, les pincements, les ébranlements ou vibrations, le pétrissage.
Les manœuvres de déplacement : l’effleurage ou effleurement, les frictions et les frottements.

 

Pressions. 
Se font de nombreuses façons, suivant la surface que l’on veut traiter on se sert d’un ou de plusieurs doigts et l’on appuie soit avec la pointe des doigts soit avec les phalanges, les doigts étant recourbés. Appuyer d’abord légèrement, puis aller en accentuant, mais sans jamais se faire du mal, suivre toujours la direction du sang dans les veines, c’est-à-dire en allant des extrémités des membres vers le cœur.

 

Percussions, chocs, hachures. 
Tandis que la pression agit d’une façon prolongée, ces trois manœuvres ne permettent qu’une action momentanée, subite.
La percussion se fait par l’extrémité des doigts demi-fléchis, l’effet est très doux et convient notamment aux névralgies de la tête.
Le choc s’exécute avec la main complètement tendue et rigide, soit avec les extrémités réunies des doigts, soit avec le poing.
Cette technique s’emploie pour les rhumatismes, névralgies des grosses masses musculaires ou quand on veut exercer une action puissante.


Le hachage a une action plus énergique, il n’est applicable qu’à de grands groupes musculaires (dos, cuisses, jambes, bras, etc.), il se fait avec le tranchant des doigts étendus ou avec la main, selon l’effet visé.

 

Pincements (malaxations).
Lorsque les parties molles sont élastiques, on obtient de surprenants effets avec cette manipulation.
On pince la partie malade, entre le pouce et les quatre autres doigts de la main et l’on soulève, puis on lâche brusquement.

 

Effleurage ou effleurement. 
Frotter légèrement, en caresse, les parties malades, en allant toujours dans le sens du courant veineux.

 

Frictions, frottements. 
Une pression douce avec déplacement.

 

Avant de masser, il est recommandé d’épiler la partie qu’on veut traiter puis, pour activer la puissance du massage d’enduire cette partie avec une huile ou crème.